La dyslexie et ses troubles associés : La dysgraphie

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L’erreur souvent commise est d’associer la dyslexie avec la définition plus générale des difficultés d’apprentissage. Ce trouble est LE plus connu des Troubles Spécifiques d’Apprentissage (TSA). Il concerne un dysfonctionnement dans la reconnaissance à l’écrit, c’est-à-dire la lecture ; ici, on ne parle pas de l’acte d’écriture qui est la production.

 

La dyslexie se présente rarement seule. Un dyslexique accumule parfois plusieurs dysfonctionnements.

Pour rappeler ce qui a été mentionné dans notre précédente Newsletter, disons simplement que nous pouvons nommer les principaux Troubles d’Apprentissage : la dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dysgraphie, la dyspraxie ou bien encore le Trouble du Déficit de l’Attention avec/ou sans Hyperactivité. Les progrès en neurosciences et neuropsychologie permettent d’affiner les bilans de détection de ces troubles, de détecter aussi un dysfonctionnement dans les fonctions exécutives ou même un trouble du comportement, par exemple.

 

La dysgraphie

Elle relève d’un trouble spatial, gestuel ou bien encore d’un trouble du contrôle exécutif. La coordination de la motricité fine permet la tenue du crayon et donc le geste d’écriture. La dysgraphie se manifeste par des difficultés dans l’écriture souvent accompagnée d’impulsivité notable. Elle entraîne une lenteur importante dans la réalisation des productions graphiques et écrites ou une malformation des lettres.

L’écriture – même si on peut dire de l’élève « qu’il écrit bien » – reste coûteuse parce qu’elle monopolise beaucoup trop d’énergie. Cette énergie « gaspillée » ne sera alors pas utilisée pour autre chose, par exemple pour l’orthographe ou la grammaire.

La rééducation est possible chez un graphothérapeute ou ergothérapeute.

On peut penser qu’elle est secondaire et non indispensable. Il n’en est rien. À l’intention des parents et des enseignants, il est important de souligner qu’il existe des signes prédictifs qui ne trompent pas ; ce sont les problèmes généraux de précision et de maladresse persistants après le CP, c’est à dire :

  • une mauvaise tenue persistante des outils (ciseaux, règle, crayon),
  • un refus d’écrire,
  • une fatigue, des crampes lors de l’écriture, un poignet rigide,
  • une écriture difficilement lisible,
  • des télescopages, un tracé trop léger ou trop écrasé, un geste tremblé ou très mal maîtrisé,
  • de mauvaises dimensions, le sens de la graphie,
  • un travail très peu soigné,
  • par la suite au collège : une écriture en script qui perdure,
  • de la lenteur et de la difficulté, évidentes lors du passage à l’écrit,
  • une anxiété à l’approche de l’écriture.

Un accompagnement par graphothérapie et/ou ergothérapie favorise la mise en confiance de l’enfant et surtout lui permet de s’économiser dans la tâche d’écriture. Il suffit parfois de quelques séances de rééducation pour que le geste s’automatise et coûte moins d’énergie physique et cognitive.

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Odile Golliet

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Formatrice spécialisée en phonologie anglaise et orthopédagogie

Afin que vous puissiez mieux comprendre pourquoi je me suis lancée dans une telle aventure, je raconterai brièvement ma propre histoire.…