Les moyens compensatoires pédagogiques

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Les moyens cités ici ne sont qu’une infime partie de ce que l’on peut proposer à l’élève. Il y en a pour tous les goûts : pour les kinesthésiques, les visuels, ou les auditifs, il existe d’autres possibilités que vous pouvez trouver dans notre article Les moyens compensatoires.

  • La carte mentale, les schémas, les pictogrammes, les symboles participent à la représentation concrète de la notion étudiée, renforçant ainsi la compréhension.

 

Quelques exemples de moyens compensatoires pédagogiques

  • Pour mettre en évidence la ligne de la consigne, on peut utiliser le pictogramme de la main, comme ceci :

pictogramme-moyen-compensatoire

  • On peut également ajouter des images qui renforcent la compréhension :

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  • Travailler la carte mentale même dans les conjugaisons, comme suggéré ici :

diagramme-moyen-compensatoire

 

Aménagements pédagogiques pour les enfants dyslexiques

Parmi les multiples aménagements pédagogiques, nous retiendrons les principaux :
1. Trouver un élève qui accepte de jouer le rôle de « référent » (un par matière) et qui possède les outils technologiques tels que le scanner et l’ordinateur avec possibilité d’échanger des e-mails, etc. afin de récupérer les documents, les cours ou les devoirs.
2.Garder le double des livres à la maison (surtout pour l’enfant dyspraxique et T.D.A./H.). Un conseil : les différencier en mettant une étiquette (par exemple « livre école » ou « livre maison ») sur le livre en question, sinon l’élève risque de se retrouver avec les deux mêmes livres soit à l’école, soit à la maison.
3.Obtenir les cours copiés voire même donnés par clé USB pour que le parent puisse le retoucher à la maison (aérer le travail, mettre des couleurs etc.).
4.Demander au professeur de faire reformuler la consigne par l’élève pour s’assurer qu’il a bien compris ce qu’on lui demande de faire.
5.Préférer les dictées à trous, ne pas noter l’orthographe dans les autres tâches (même en anglais !)
6.Demander le tiers-temps qui figure au hit parade des aménagements mais qui n’est sans doute pas la panacée. Ce n’est pas parce que l’enfant doit peiner à travailler 30 % de temps en plus qu’il y arrivera mieux. C’est une composante pour améliorer les conditions de travail, mais ce n’est surtout pas la solution miracle et unique. Il faut trouver aussi une adaptation satisfaisante sans être obligé de supprimer les récréations. Mieux vaut demander une diminution de la quantité de travail ou une notation en pourcentage de ce qui a été produit par l’élève.
7. Trouver avec l’équipe enseignante, ou le professeur principal, le meilleur créneau horaire dans l’emploi du temps pour les rééducations (qui peuvent être réalisées DANS le temps scolaire). Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas surcharger les sorties d’école avec ces séances qui occupent aussi du temps précieux le soir pour les devoirs alors que l’élève est épuisé par sa journée d’école.
8.Expliquer à l’équipe éducative les aménagements « matériels » déjà utilisés par l’enfant et/ou le parent (le time-timer, la flexitable, le dictionnaire électronique, l’ordinateur à la maison, le choix de la police d’écriture, de sa taille, l’usage des couleurs pour une meilleure organisation etc.). En suggérer ou en inventer d’autres (comme l’usage des post-it pour marquer les devoirs dans l’agenda ou l’usage du dictaphone pour finir un long contrôle et oraliser ainsi les réponses).
9. En accord avec l’élève, expliquer à la classe ce qu’est la dyslexie. Cette intervention permet de lever les tabous, de développer l’entraide et la tolérance dans une classe.
10. Rappeler que l’élève a besoin qu’on lui lise les consignes, qu’on articule le plus clairement et distinctement possible. S’assurer qu’il a compris ce qu’on attend de lui.
11. Rappeler que les QCM(questions à choix multiples) évitent à l’élève de se trouver en «double tâche» et lui permettent d’utiliser les connaissances qu’il a en mémoire.
12. Demander à ce que l’interrogation orale notée se fasse en début d’heure, lorsque l’élève est davantage capable d’attention. Elle peut permettre de cibler et d’évaluer une leçon apprise. Ne pas oublier la nécessité de l’échauffement, de l’entraînement avant l’évaluation, comme pour un sportif.
13. A la maison : lire et écrire à la place de son enfant pour alléger ces tâches qui devraient être automatisées mais qui ne le sont pas. 
14.Produire des documents (ou les reformater)clairs, aérés, bien écrits, avec des visuels ou pictogrammes, qui tiennent compte des difficultés de différenciation visuelle, et difficultés de repérage dans l’espace. Ritualiser les présentations (toujours les mêmes couleurs, les mêmes façons de présenter les informations).
15.Utiliser la carte mentale appelée aussi Mind Mapping.

 

L’ensemble de ces moyens compensatoires matériels sont également référencés dans mes ouvrages :  le tome 1  « La dyslexie, prise en charge à l’école et à la maison » et dans la première partie du livre « Anglais pour les dys« , que vous pouvez trouver dans la rubrique Boutique.

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Odile Golliet

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Formatrice spécialisée en phonologie anglaise et orthopédagogie

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